Reverse mentoring : les 3 clés du succès

Publié 9 octobre, 2018 · 2 min. lecture

Avez-vous pensé au reverse mentoring pour accélérer la digitalisation de votre entreprise ? Ce concept de « tutorat inversé », apparu dans les années 2000, se répand de plus en plus à mesure que la transformation digitale des sociétés progresse.

Ce programme de mentorat « à l’envers » consiste à désigner au sein de l’entreprise une nouvelle recrue, souvent jeune, qui va accompagner un membre du management, souvent plus âgé, dans sa pratique des outils numériques. Il peut s’agir de sujets variés : réseaux sociaux, sites web, big data, blockchain… Voici 3 bonnes pratiques pour appliquer cette méthode, vantée pour ses bienfaits sur la communication intergénérationnelle et sur l’accélération de la transition numérique.

 

1. Définir les attentes et des règles du mentoré et du mentor

Comme avant toute formation, il est important que chacune des parties exprime ses attentes vis-à-vis du programme, d’une part pour les faire connaître à l’autre partie mais aussi pour permettre l’évaluation du mentorat. Par exemple, est-ce que l’objectif est « de parler le même langage », c’est-à-dire s’informer et se familiariser avec le jargon, ou plutôt de « monter en compétence », ce qui revient à manipuler les outils, etc. Le tuteur doit également se plier à l’exercice : est-ce qu’il cherche à progresser en pédagogie ou plutôt à travailler son aisance à l’oral, etc. Il faut enfin définir un cadre pour faciliter le bon déroulement du programme (combien de rencontres, combien de temps, dans quel espace, avec quel matériel à disposition, etc.)

 

2. Connaître et accompagner les participants au mentorat

A l’heure de sélectionner les participants à ce programme de mentoring, veillez à bien étudier les différents profils : être digital native ne signifie pas forcément comprendre, s’intéresser ou être capable d’expliquer la technologie et ses usages. De même, certains profils plus âgés pourraient vous surprendre et être de parfaits silver surfeurs ! On peut aussi être très calé en intelligence artificielle mais ne rien comprendre à la e-privacy. Composez donc vos binômes en fonction de leurs intérêts et compétences réelles. Enfin, pensez à préparer vos jeunes mentors à leur nouveau rôle : pédagogie et posture (humilité/affirmation de soi) ne vont pas toujours de soi.

 

3. Aborder le reverse mentoring avec l’état d’esprit adapté

Inverser les rôles de sachant/apprenant traditionnels dans l’entreprise n’est pas un acte anodin. On a d’ailleurs coutume de dire que « ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace ». Accepter de participer à un tel programme suppose donc une forte volonté d’apprentissage et une grande capacité à sortir de sa zone de confort. Certains managers ne sont en effet pas habitués à dire « je ne sais pas ». L’enjeu consiste donc à construire un environnement de confiance et de respect mutuel dans lequel le mentor pourra lui aussi investir son rôle face à l’apprenant.

 

Ces éléments réunis, votre programme de reverse mentoring a toutes les chances d’être couronné de succès. Vous pourrez même requalifier cet outil de conduite du changement en « mentoring réciproque » puisque chaque partie en ressortira forte de nouveaux enseignements. Votre société sera gagnante également : un meilleur lien transgénérationnel permettra de tirer tout le parti de la diversité de votre entreprise.

 

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