Recrutement et intelligence artificielle : IKEA choisit Vera

Publié 10 juillet, 2018 · 2 min. lecture

L’intelligence artificielle est un allié de taille pour tous ceux qui travaillent dans le secteur du recrutement, ce n’est plus à démontrer : objective, elle réduit les biais cognitifs tout en accélérant le processus de sélection des profils. Ikea a été encore plus loin et utilise l’intelligence artificielle, non seulement pour traiter les CV, mais également pour faire passer les premiers entretiens via un robot nommé Vera !

 

Vera : un robot au service des ressources humaines

Le projet « Vera » a été lancé par une start-up russe en 2017. Il s’agit du premier exemple d’utilisation de l’intelligence artificielle à grande échelle. Comme le souligne le Washington Post, Vera peut interviewer jusqu’à 1 500 candidats potentiels en une seule journée de travail. Elle appelle des personnes ayant répondu à une offre d’emploi et réalise un premier entretien téléphonique ou vidéo qui dure environ 8 minutes. Les profils des candidats les plus prometteurs sont ensuite transmis aux recruteurs qui poursuivent la sélection.

 

 

intelligence artificielle

 

La mission de Vera commence par le CV

Utiliser Vera est très simple : le robot recruteur commence à examiner les CV reçus pour identifier les profils adéquats. Ensuite, le « bot » contacte chacun des candidats individuellement pour vérifier son intérêt pour le poste. Dans le cas d’une réponse positive, Vera procède au premier entretien de sélection. Le recruteur en chair et en os alloue moins de temps à la sélection et concentre son action sur son objectif : choisir parmi les candidats « finalistes ».

 

Vera, déjà une réalité pour les ressources humaines de IKEA

Après un projet pilote mené en Russie avec le robot recruteur, IKEA prévoit déjà « d’embaucher » Vera dans d’autres pays. Il sera pour cela nécessaire d’attendre que le robot apprenne les langues locales car il ne parle pour l’instant qu’anglais et russe. Mais le géant suédois n’est pas le seul à tirer parti des compétences en recrutement de Vera. On compte déjà 300 entreprises utilisatrices de ce recruteur « tout en tech », parmi lesquelles Pepsi et L’Oréal.

 

L’intelligence artificielle remplacera-t-elle les DRH ?

Pour le moment, il n’y a pas de risque que l’intelligence artificielle remplace le personnel dédié au recrutement. Le père du robot recruteur lui-même, Alexei Kostarev, a déclaré que « les êtres humains restent les meilleurs sélectionneurs ». Une technologie ne peut remplacer l’empathie, l’intuition et les capacités relationnelles d’un DRH. En revanche, elle peut simplifier les premières étapes du processus de sélection et le rendre plus rapide et efficace.

 

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