Cooptation : la méthode pour obtenir un job à Noël ?

Publié 27 novembre, 2018 · 3 min. lecture

Quelle meilleure période que Noël pour la cooptation ? Les fêtes de fin d’année sont l’occasion de prendre des nouvelles de vos proches et de vous apercevoir que, oh surprise, votre belle-sœur aimerait changer de poste et qu’elle correspond tout à fait au profil de candidats que votre entreprise recherche ! Parce qu’elle consiste à recommander des personnes de son réseau, la cooptation est une méthode de sourcing peu coûteuse très prisée en recrutement. A condition de l’utiliser avec modération !

 

1. Vos salariés sont votre 1er atout

Vos collaborateurs sont vos premiers ambassadeurs, c’est pourquoi il est important de les choyer et de s’assurer qu’ils aient connaissance des postes à pourvoir dans votre structure. En plus de faciliter le travail d’identification de candidats, vous valorisez vos employés en leur confiant ce rôle de prescripteur. D’ailleurs, certains se montreront sûrement encore plus exigeants que votre service ressources humaines car ils considèrent que leur réputation est en jeu. Veillez donc à bien définir les missions de vos collaborateurs pour qu’aucun ne se mette trop la pression : ils doivent être un relais des RH, pas les remplacer.

 

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2. Comment développer un programme de cooptation ?

De manière générale, pour que la cooptation fonctionne au sein de votre entreprise, il est impératif que vos salariés aient envie de vous recommander auprès de leur réseau. Vos premières actions de marque employeur doivent donc cibler votre personnel plus que l’extérieur.

Ensuite, voici les principales initiatives à prendre :

  • Définir le cadre de la cooptation et notamment qui peut coopter qui. Il est par exemple recommandé d’interdire la cooptation de membres de la famille directe.
  • Mettre en place un système de gratification incitatif : le montant et les modalités de versement de la prime doivent être stipulés en amont.
  • Rédiger des fiches de poste détaillées pour s’assurer que vos salariés identifient des profils pertinents par rapport aux besoins de l’entreprise.
  • Préparer un kit de communication avec les principaux chiffres et éléments de présentation de votre société afin de donner tous les arguments à vos ambassadeurs pour convaincre.

 

3. Les écueils à éviter

La cooptation, ou recrutement participatif, peut paraître idéal : moins lourd pour vos équipes RH, il implique vos collaborateurs et permet même de trouver des candidats dont on peut penser qu’ils s’adapteront facilement à votre culture d’entreprise… Oui, mais attention à une trop forte uniformisation des profils ! Recruter dans le réseau de vos salariés implique qu’ils aient sûrement fréquenté les mêmes cercles que les personnes qu’ils recommandent.

Prenez garde à la tentation des clones. Sans cadre défini, on peut également vous reprocher d’organiser un fonctionnement parallèle aux processus officiels de l’entreprise.

Enfin, faites attention, cette méthode n’est pas forcément plus rapide ; elle ne fait que renvoyer vers le processus de recrutement classique après identification du profil. Dans le cas contraire, vous serez, à raison, taxé de favoritisme pour avoir brûlé les étapes !

 

Au vu des éléments cités il est clair que la cooptation est un levier intéressant pour pourvoir certains postes. En revanche, il est impératif d’organiser ce système pour éviter les dérives et maintenir la diversité de votre organisation. C’est donc une solution à envisager dans un mix de méthodes de sourcing… surtout à l’approche des fêtes !