4 idées reçues sur les « slashers »

Publié 22 février, 2018 · 2 min. lecture

« Vous faites quoi dans la vie ? – Je suis ‘slasher’. » Une nouvelle profession ? Pas vraiment… Le terme « slasher », en vogue chez les gourous du management, désigne les 4 millions de français qui cumulent plusieurs activités professionnelles. Alors avant de recevoir un consultant/professeur, un ingénieur/menuisier ou un entrepreneur/conférencier en entretien, prenez le temps de décortiquer quelques idées reçues qui leur collent à la peau. Attention néanmoins certains « slashers » ne se présenteront pas comme tels… À vous de les repérer !

 

Le « slashing », c’est nouveau

L’anglicisme « slasher », en référence au caractère typographique présent sur tous nos claviers, le slash, est certes relativement récent dans notre langage commun, mais pas vraiment dans la réalité qu’il décrit ! De tous temps, certaines personnes ont choisi d’exploiter leurs compétences transversales dans différents domaines. Michel-Ange était ainsi sculpteur, peintre, architecte, poète et… urbaniste ! Ce n’est que plus tard, avec la Révolution industrielle, que la mono-activité et le salariat sont devenus la norme. Mais il est vrai que la révolution numérique a redonné une nouvelle jeunesse au concept en rendant notamment possible le télétravail.

 

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Le « slashing », c’est pour les jeunes

Si 22% des jeunes actifs ont au moins 2 activités, on trouve des « slashers » à tous les âges de la vie professionnelle Click To Tweet

 

Si 22% des jeunes actifs ont au moins 2 activités, on trouve des « slashers » à tous les âges de la vie professionnelle. En effet, la recherche d’équilibre entre vie pro/ personnelle, le désir d’autonomie et d’épanouissement personnel sont les aspirations souvent citées par les « slashers » pour expliquer leur choix et celles-ci sont partagées par d’autres publics que les millenials.

 

Le « slashing » est réservé à certaines professions

Non, le « slasher » n’est pas forcément un bobo trentenaire qui vit en ville. Toutes les catégories socio-professionnelles sont concernées par ce phénomène. Exploiter des compétences non mobilisées dans son poste actuel, être son propre patron (au moins pour la moitié de la semaine) ou aller au bout d’une de ses idées, voilà des moteurs qui peuvent séduire un artisan comme un employé de bureau !

 

Le « slashing », c’est un choix

Même si la grande majorité (64%) des « slashers » a fait le choix de cumuler plusieurs activités par passion, il existe également des personnes pour qui la pluriactivité est une nécessité. Exercer une seconde activité voire une troisième n’a d’autre but pour eux que de générer un revenu complémentaire. Ce sont aussi des « slashers ».

 

En conclusion, quand vous recevez un candidat qui correspond au profil du « slasher », questionnez-le sur ses motivations : besoin de stimulation, goût du challenge, envie d’autonomie, recherche d’épanouissement ou simple complément de revenus, vous devriez en apprendre beaucoup sur la personne que vous avez en face de vous. De plus, en vous intéressant aux aspirations de votre candidat, vous ne pouvez que marquer des points et augmenter vos chances de faire un recrutement gagnant-gagnant.

 

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